Politique de la Ville
La Politique de la Ville se définit comme une politique nationale et locale de cohésion urbaine et de solidarité, en direction des quartiers défavorisés et de leurs habitants. Elle est conduite par l'Etat, les collectivités territoriales et leurs groupements avec pour objectifs communs :
- d'assurer l'égalité entre les territoires en réduisant les écarts de développement entre les quartiers ;
- d'améliorer les conditions de vie des habitants des quartiers dits défavorisés. La Politique de la Ville a été mise en œuvre sur l’agglomération Aurillacoise dans le cadre de contrats passés entre l'Etat et Aurillac Agglomération :
- le Contrat de Ville 2000/2006 ;
- le Contrat Urbain de Cohésion Sociale 2007/2017 (CUCS) :
- le Contrat de Ville 2015-2023 du bassin d’Aurillac. En 2024, une révision approfondie des quartiers prioritaires a été réalisée au niveau national.
Une nouvelle géographie prioritaire
Le processus de révision du périmètre du quartier prioritaire d’Aurillac repose sur des éléments de l’Agence Nationale de la Cohésion des Territoires (ANCT) faisant apparaître les concentrations de pauvreté et sur une concertation entre l’État (Préfet du Cantal) et les représentants des collectivités concernées (Aurillac Agglomération et Commune d’Aurillac).
Ainsi, la Politique de la Ville sur le territoire de l’Agglomération du Bassin d’Aurillac se traduit par un seul quartier prioritaire : Aurillac Sud.
Le périmètre du quartier susvisé intègre l’ancien QPV « Marmiers », deux secteurs adjacents (La Montade/Tivoli et Brouzac) ainsi que deux nouveaux îlots (53/55 rue de Marmiesse).
Il est composé en grande partie de logements sociaux (799 contre 421 sur le précédent périmètre), dont la population est estimée à plus de 2 200 habitants (représentant près de 8 % de la population d’Aurillac).
Bien que regroupés sous l'unique appellation « Aurillac Sud », les trois nouveaux secteurs du quartier prioritaire ont chacun leur propre identité et histoire, avec, entre autres, une typologie de population différente et des fonctionnements distincts.
Ainsi, malgré les opérations de grande ampleur menées en faveur du cadre de vie, de l’habitat et de la mixité sociale, Marmiers souffre toujours d’une diminution du niveau de vie de ses habitants, en majorité des familles avec enfants (dont de nombreux monoparents). En parallèle, le taux de chômage progresse et des situations sociales individuelles de plus en plus complexes apparaissent.
Le quartier de La Montade, quant à lui, présente des indicateurs de précarité sensibles mais inférieurs à ceux repérés à Marmiers. Cependant, ils ont tendance à progresser ces dernières années et peuvent avoir un impact sur l’ambiance générale du quartier, majoritairement habité par des seniors et des familles attachés à leur cité.
À Brouzac, au cœur de la petite résidence HLM, le climat est plutôt agréable avec une dynamique locale appréciée et une population familiale très fidèle (taux de rotation de 7 % dans les logements contre 12 % en moyenne sur la ville). Néanmoins, plusieurs formes de fragilités coexistent et nécessitent un accompagnement. La lutte contre l’isolement, qu'il soit géographique ou social, sera au cœur des préoccupations avec une attention particulière portée aux seniors.
Un nouveau contrat
Le Contrat de Ville 2024-2030 « Engagements Quartiers 2030 » de l’agglomération du Bassin d'Aurillac a été élaboré de manière commune et signé en juillet 2024 par les différents partenaires institutionnels concernés : l'Etat, Aurillac Agglomération, la Ville d'Aurillac, le Département du Cantal, le Centre Communal d'Action Sociale (CCAS) d'Aurillac, le bailleur social Cantal Habitat, l’Agence Régionale de Santé, l’Education Nationale, la Caisse d'Allocations familiales, France Travail, la Mission Locale, la Banque des Territoires/Caisse des Dépôts et Consignations, la Chambre de Commerces et de l’Industrie, la Chambre des Métiers et de l’Artisanat et l’AGESI/Cap Emploi.